lundi 23 février 2009

dimanche 22 fevrier
















Dimanche 22 février

Direction Ségou pour aujourd’hui .
On reprend le bac ,toujours aussi folklorique …
On arrive dans la ville en début d’après-midi .
L’architecture de Ségou est marqué par son passé colonial ,elle est construite au bord du fleuve Niger .
Il y a peu de circulation ,ce qui n’est pas pour nous déplaire .
Apres une petite sieste ,on part déambuler au gré de notre inspiration .
Nous croiserons un mariage dans une des rues principales ;sur tous les terrains de foot ce déroule un match car nous apprendrons par la suite qu’un tournoi avait été organiser par un groupe financier .
De retour vers l’hôtel ,j’engage la conversation avec Sidi ,un enfant de 13 ans ,dont son père est piroguier et propose des balades sur le Niger .C’est un bon attaquant au foot(d’après ces dire) et rêve ,comme beaucoup d’enfant ,de devenir footballeur professionnel et de venir vivre a Marseille et jouer a l’OM !!!On discute de notre voyage et il me demande de voir les motos .
Il nous accompagne jusqu'à l’hôtel et reste en extase devant ces 2 roues qui sont pour lui un moyen d’évasion et de rêve .Sur le Mali ,Burkina et Niger ,nous n’avons pas vu une seule moto ,les seul 2 roues sont des 125 cm3 pour les plus grosses et sont très rares .les moyens de locomotions les plus rependus sont les vélos et les mobylettes pour les plus aisés .
Depuis notre arrivée en Afrique ,lors de nos arrêts ,c’est un attroupement d’enfants autour des motos ;leurs yeux brillent d’émerveillements et scintillent de bonheur .
Pour tous ces enfants ,ados et tous les autres atteint de maladies du sang ,
Vous qui êtes en milieu protégé ou bulle et je sais que c’est très dur !!!!
Enfermés dans moins de 10 m2 avec des traitements très dur a supporter ,sans aucun contact physique avec qui que ce soi et heureusement un personnel extraordinaire ,habillé en cosmonaute qui sait trouver les mots et les gestes pour réconforter et donner un peu de chaleur .
J’espère que ces textes et ces photos vous donneront le courage et la force de vous battre contre cette maladie ,vous donnerons l’envie d’évasion et de sortir de cet hôpital qui vous emprisonne .et en finir avec ce cancer .
Battez vous et accrochez vous a la vie ? elle est trop précieuse et belle .
J’en profite pour remercier tous ces professeurs , médecins ,équipes soignantes ,et tous les autres ,ils sont des milliers ,qui m’ont soigné pendant près de 20 ans et qui m’ont permis de vivre ce voyage aujourd’hui .et il y en aura d’autres j’espère……
A la fin de ce récit ,je prends quelques seconde ,je tempère pour dire a mon père et a ma mère ,Merci .Ségou est une ville sympathique et calme a l’image de notre journée .

samedi 21 fevrier
















Samedi 21 Février

Nous débutons cette journée par une révision complète des véhicules, la piste a laissé quelques traces. Nous resserrons, redressons, huilons, graissons, remplaçons des boulons perdus lors de cette journée un peu éprouvante. Une fois les remises en états terminés nous reprenons la route direction Djenné, à 140 Km au nord-est de San. La route est goudronné, oh joie , sauf un tronçon d’environ 100 mètre, cette facilité passée, nous arrivons au bac. En effet la ville se trouve au milieu d’un des bras du fleuve Niger, dans ce qui s’appelle le delta du Niger, région verdoyante ou l’on découvre des cultures abondantes et des troupeau de bovins et d’ovins en grande quantité. Cela contraste avec les zones quasi désertique qui nous ont accompagné, tout au long de la route, jusqu'à ce havre.
La prise du bac reste folklorique, nous sommes assaillies par les vendeurs à la sauvette, et les guides plus ou moins officiels. Le bac arrive , et afin de décrire au mieux, remémorez vous les barges de débarquement des films de guerre, le jour le plus long par exemple, ou le soldat ryan, les canons les balles et tout le reste en moins bien sur, les maliens sont des gens très accueillants et très gentils.
Pour le débarquement de l’autre coté du fleuve, même effort d’imagination, et toujours les vendeurs.
Nous suivons les derniers kilomètres de bitume qui nous mènent à djenné. Nous avons franchis un fleuve et le temps. Nous nous trouvons, face à une ville tout en banco, pas un seul bâtiment en ciment, une merveille. Nous sinuons dans les rues de la ville, étroites, et au détour d’un virage apparaît la place et face à la place la grande mosquée de Djenné, le spectacle est à couper le souffle. Un jeune homme nous accoste et nous mène vers l’auberge dans laquelle nous souhaitions résider «chez Baba ». Il s’avèrera que ce jeune homme est un guide officiel, après discussion et palabre, nous louerons ces services.
La visite de Djenné durera 2h00, notre guide est un puit de culture, sa visite fourmille d’anecdote, de référence historique, de détails, bref les deux heures passent sans que nous nous en apercevions.
L’atmosphère de cette ville est prenante, les ruelles sont étroites, les maisons en banco d’architecture, soudanaise, marocaine, tout couleur, entretiennent cette impression d’ intemporalité, évidemment nous croisons dans les rues des scooter, les habitants ont des téléphones portables, mais cela ne trouble en rien ce sentiment d’être hors du temps.
Nous rentrons pour nous restaurer, et profiterons de la soirée pour faire une promenade nocturne dans les rues de la ville ou l’éclairage public est très limité, voir inexistant. Nous chercherons à tâtons notre chemin avant progressivement, de nous habituer a l’obscurité, magique. Après cette balade, au dodo, des images, des odeurs, des visages pleins la tête….

vendredi 20 fevrier
















Vendredi 20 février
Le petit déjeuner sera un vrai débat :goudron ou latérite ?
Les dés sont jetés ,nous prendrons la direction de San via Dédougou ,Nouna ,Djibasso (passage frontière avec le Mali) ,et Tominian .c’est une piste de latérite avec tôles ondulées et sable…
Ils enfourchent les motos et je prends le 4X4 ce qui me paraît plus raisonnable !!!
Il y a 350 km avec 300 de piste .
Nous allons rouler dans un nuage de poussière pendant des heures ,et on gardera une certaine distance entre nous car impossible de rouler en rang serrer avec cette poussière .ce sera dur pour les hommes et le matériel mais que de paysage sublime !!!et puis faire l’Afrique sans passer par les sentiers battus ,c’est pas possible .Nous arrivons au passage frontière en fin d’après midi . La nuit est tombé et il nous reste une centaine de km ,on a pas le choix ,il faut aller au bout .enfin du bitume ,les rangs se resserre et on roule grouper comme a l’accoutumé.
Les lumière de la ville paraissent juste après le péage, situé à chaque entrée de ville.
La recherche de l’hôtel est rapide, nous déposons nos bagages, et allons dîner dans un maquis, poulet frite haricot vert, nous engloutissons le repas ,la latérite sa creuse.
Une douche, chaude, cela ne nous était pas arrivé depuis la sortie du Maroc, et, propre comme des sous neufs nous nous réfugions dans les bras de Morphée goûter un sommeil bien mérité.

jeudi 19 fevrier
















Jeudi 19 février
Lever 6h car cette étape fait plus de 600 km
Aprs le petit dej , on fait nos adieux a l’équipe du campement KANAZI et plus particulièrement a Roger , le responsable
Ces 13 jours passé dans ce lieu resteront gravé dans nos mémoires :lieu magiques au bord du Niger ,équipe a nos petit soin ,super ambiance…..
On décolle enfin avec un brin de nostalgie car la route est encore longue .
Lors du passage frontière avec le Burkina Faso ,nous discutons avec les douaniers des divers problèmes que rencontre les nigériens . Depuis quelques mois , il y a une augmentation importante du prix des matières premières comme le riz : le sac de 50 kg est passé de 12000 à 25000 CFA .cela est du au coup des transports ;et le salaire moyen n’a pas bouger et reste a environ 40000 CFA .il nous explique que pour diminuer ce coût ,les transporteurs augmentent la charge de leur camions mais arrivés en douane ,personne ne peut payer le coût de cette surcharge d’ou ces kilomètres de camions garés a la frontières en attente de pouvoir rentrer au Niger .
Tache difficile pour ces douaniers nigérien de bloquer ces camions en sachant que son pays a besoins de ces matières premiers !!!
Nous constaterons cela après avoir quitté cette équipe frontalières en leur souhaitant bon courage .
Au Burkina Faso ,nous retardons nos pendules d’une heure , génial car les journées défile et sont trop courte…….
Arrivée a Koudougou ,nous prenons possession de nos chambres et allons flâner en ville .
Nous demandons notre chemin a une jeune et élégante burkinabé pour aller au centre des arts .
Celle –ci se propose de nous accompagné et nous voilà parti à 4 pour traverser la ville et flaner .
Elle nous explique les différents quartier de la ville et prend le rôle d’un guide ;
Elle habite la ville depuis plusieurs années et est coiffeuse .elle connaît beaucoup de monde .
On trouve ça formidable qu’après une journée de boulot ,elle retraverse la ville pour nous conduire .
Arrivée a destination , on prend toutes les infos nécessaires pour revenir le lendemain matin avant de partir .
Retour a notre hébergement ensemble et avant de ce quitter ,nous prendrons ensemble le verre de l’amitié .
Nous ne manquerons pas la visite de la gare de Koudougou et la rencontre avec le chef de service .
C’est la ligne « Abidjan-Ouagadougou »Voilà une journée pleine de rencontre comme on les aime .

mercredi 18 fevrier
















Mercredi 18 février

Le départ pour la France est prévu demain
Préparation 4x4 et motos, récupération visas manquants pour le Mali et le Burkina.

On dit au revoir à tout le monde…avec pas mal d’émotions !

Nous avons été inviter par une partie de la famille de Phil et a chaque fois ils ont mis les petits plats dans les grands .ils nous ont fait manger des spécialités culinaires du Niger .
C’était des réceptions avec famille et amis et on été toujours a l’honneur !!!Un grand Merci a tous pour cet accueil .

mardi 17 fevrier











Mardi 17 février

Et oui nous sommes en vacances mais c’est levé à 6h ; nous partons avec un guide et u homme armé du parc W pour rejoindre l’hôtel de la Tapoa. Nous prévoyons une marche de 3h environ. Après le petit déj 15 mn de taxibrousse, et on commence notre rando. Ce parc W s’étend sur un million d’hectare, sur 3 pays (Niger, Burkina Faso et Bénin) ; nous n’en verrons qu’une infime partie. Le guide nous fait découvrir l’arbre à gomme arabique, on apercevra des buffles, divers oiseaux et une antilope cheval.
A 10h 30, nous arrivons à l’hôtel où se trouve notre fameux taxibrousse ! Boisson fraîche, un plouf dans la piscine et un bon moment de détente.

Nous prenons notre repas à l’hôtel et à la fin de celui-ci, Freddy, le neveu de Françoise (et gérant de cet établissement), vient nous saluer.

C’est alors l’heure du retour avec un détour dans le parc du W près d’un point d’eau pour admirer …oh instant magique des éléphants ! Nous les avons observés de très près en train de bore, manger et se baigner. A ce même moment, un faon nous a fait l’honneur de venir se désaltérer sous nos yeux admiratifs.

LE FAMEUX RETOUR avec notre bolide de compétition (rasta rocket n’est pas mort !)
90km de piste avec latérite et tôle ondulée . Il faut savoir que le plancher du véhicule est aéré spécialement derrière les roues, ce qui à l’intérieur de l’habitacle provoque des remontées de poussière rougeâtre ; de plus certaines vitres latérales manquant à l’appel, je vous laisse imaginer l’atmosphère intérieure…l’effet est accentué lors du croisement avec un autre véhicule sur cette piste !
Ceci n’est que l’effet visuel ! Au niveau sonore, ce genre de véhicule ne se rappelle plus de ce qu’était un joint, silentbloc ou amortisseur ! Les vibrations sont les musiciens d’un grand orchestre ; Mozart, Bach ou Verdy sont de petits joueurs à côté.
Nous nous équipons de toute étoffe disponible pour nous protéger et réussir à respirer ; sauf Tophe qui, à la fin du voyage, ressemblait à un sud américain. Nous effectuerons quand même 3 haltes pour quelques réglages « fins » de l’alimentation du carburateur.
Enfin arrivés à la route, il ne nous reste plus que 60 km le bitume. Ce fut une franche rigolade ! De la bonne humeur en boîte !
Comment ne pas penser à tous ces mois passés en bulle pendant ces années de galère à la recherche d’un donneur de moelle osseuse… de grands moments à se retrouver dans cet immense parc au milieu de tous ces animaux sauvages. J’en avais rêvé et c’est chose faite ! Si je suis là aujourd’hui, c’est pour tous ces malades atteints de leucémies et qui sont en attente de greffe. Vous qui êtes en bonne santé devenez donneurs de sans et inscrivez-vous sur le fichier de donneur de moelle osseuse, je compte sur vous !
Nous arrivons à Kanasi sans encombre et après une bonne douche la poussière étant évacuée, seuls les souvenirs et les évocations de notre journée restent solidement ancrés.

lundi 16 fevrier
















Lundi 16 février

Départ de Kanazi à 8 h précises. Un exploit ! pour partir 2 jours sur la réserve naturel du parc W. On se retrouve tous chez Christian qui nous amène à Say avec Roger (responsable du camp de KANAZI) pour descendre le Niger en pirogue.
A la sortie de la ville, seul pont pour passer le fleuve Niger, manifestation des étudiants. (le campus universitaire de la ville se trouve sur l’autre rive).
On attendra 2h que les étudiants dégagent ce fameux pont. Il est très fréquent ici que la ville soit bloqué par rapport à sa situation géographique :ville sur rive gauche, université sur rive droite et un seul pont !!
Changement de programme car nos chauffeurs ont à faire et ne peuvent nous accompagner. Mais Christian a plusieurs flèches à son arc et en deux coup de téléphone, nous trouve un minibus pour nous conduire à Say. Celui-ci nous rejoint à la sortie de Niamey, on transfère les glacières, sacs de couchage, sacs à dos, victuailles, eau et c’est parti… enfin on va voir !! C’est un taxi brousse des plus vétuste, un million de km au compteur voir plus, des pneus donc je n’ose même pas vous dire l’état, un pare-brise en toile d’araignée, des vitre manquantes, mais un ronronnement moteur presque parfait ! Un vrai dépaysement pour nous qui nous laisse sans voix !
Voilà comment se mêler aux gens de ce pays et il n’y a rien à dire car nous partons à 8 avec un conducteur et un aide conducteur ( au Niger il existe encore !).
Dans le meilleur des cas les locaux partent à 15 et je ne parle pas de ce qu’il y a sur la galerie !…
En 1 heure de route et de sensations forte nous récupérons notre pirogue et Arouna. Retransfert du matériel et c’est parti : descente du Niger jusqu’au Parc W. Que du bonheur ! Les berges sont magnifiques, des oiseaux par dizaines, pleins de petits villages tout le long, les uns plus sympas que les autres, les villageois nous saluent lors de notre passage. Dans l’après-midi, après une petite sieste, Stéphanie et Béatrice prennent la guitare et entonnent quelques chansons. Stéphanie pratiquement quelques massages sur l’avant de la pirogue pour le plaisir de Félix et Béa. Nous croiserons aussi quelques pirogues plus ou moins grandes avec leur chargement. 17h30 arrivée à destination dans un petit paradis : des petites tentes pour 4, devant tables basses et fauteuils en rotin dans le sable, abri pour prendre les repas, petit bloc (wc, douche) avec un petit château d’eau (fût de 200l) pour chacun bien chauffée par le soleil toute la journée.On se retrouve le soir avec d’autres groupes pour partager le repas »couscous et ananas ». La veillée sera un vrai régal avec guitare et chanson de notre trop préféré Béa, Steph et Tophe. Un grand moment de bonheur pour clôturer cette magnifique journée !

dimanche 15 fevrier
















Dimanche 15 février
Ce matin départ pour le grand marché de Niamey avec Christophe et Stéphanie
On récupère Françoise chez son frère et en avant !!
Elle connaît l’endroit parfaitement et surtout a une bonne idée des prix pratiqués
C’est un vrai bonheur de faire des emplettes !!
On ramènera des couvertures ,des pagnes avec de belles couleurs vives et chatoyantes !

A midi repas avec la famille et des amis de Françoise et Philippe à KANAZI. Capitaine et pâte d’arachide à l’huile de palme ! Régime riz, brochette de viande, banane pour Stéphanie…et oui les aléas du tourisme.
Après un intermède musical Béatrice et Tophe à la guitare ainsi que Stéphanie au chant. Nous avons embarqué vers les 16h pour aller voir les différents endroits dans lesquels agit Adrien avec son association : « Etoile du monde ».
Il est sur la ville pour 4 mois environ
Il nous avez été recommandé par la belle sœur de Philippe ,Claudette pour dispatcher les jouets ,vêtements et fournitures scolaires.
On le retrouve au foyer des sœurs un peu a l’extérieur de la ville.
Nous sommes reçu par Sœur Anne et elle nous offre une collation.
Petite structure avec une vingtaine d’enfants qui sont choyés et ne manquent de rien
Les besoins des enfants au Niger ne sont pas les mêmes que ceux des européens=>s’ils ont a manger et un tee-shirt sur le dos , c’est que du bonheur .
Elles nous remercient des quelques affaires qu’Adrien leurs a donnés. a la suite de cette visite celui-ci nous explique que les sœurs disposent déjà de moyens et qu’il a trouvé plus judicieux d’orienter les deux tiers des dons vers une autre structure qui a de gros besoins.
Adrien nous accompagne et nous fait faire le tour des lieux : une cour ombragée avec « paillote-classe » avec des tables, des bancs et des tableaux noirs, des chambres à cinq lits avec tous le même drap, une couverture pour chacun et un casier personnel avec serrure. Des sanitaires dignes de ce nom, une grande salle pour les jours de pluie et une bibliothèque pleine de livres. Un tableau des tâches quotidiennes (vaisselle, balayage, nettoyer et changer l’eau du canari, aide à la préparation du repas…) à effectuer est affiché au mur. Il permet aux enfants d’apprendre à vivre en communauté et de pouvoir, lorsque ce sera nécessaire, retourner vivre dans une famille nigérienne ; car c’est ainsi que fonctionne celle-ci. Grand moment de jeu : Alain fait une partie de petits chevaux avec des enfants.

Après cette visite, Adrien nous emmène au deuxième orphelinat appelé « REMAR-NIGER » tenu par un courageux couple Burkinabé : Monsieur Paul et son épouse. Dès que le portail s’ouvre on voit que les moyens ne sont pas les mêmes et on comprend bien les choix d’Adrien. Dans une maison de 80m2 environ, 4 pièces, vivent 54 enfants et 2 adultes. 2 dortoirs de fortune rangés et nettoyés tous les matins. Tous les petits sont scolarisés dans les écoles de Niamey ; pour les plus grandes une formation de couturière leur est dispensée. Cet orphelinat par rapport au premier a des besoins vitaux : manger. Adrien s’est lancé dans des actions à plus long terme qu’il voudrait voir pérenniser :compléter le jardin potager avec des patates, créer un poulailler. Et ce n’est pas gagné !!
Ces enfants sont pour la plupart orphelins de mère. Culturellement et financièrement parlant le père ne peut pas les assumer. Ils vont passer généralement la moitié des vacances chez celui-ci, afin de ne pas rompre tout lien.

Ces gosses sont adorables, rieurs et toujours de bonne composition ; ils ont un regard illuminé et nous touchent au plus profond. Phil a regardé « oui-oui » avec eux et était tout triste de ne pas pouvoir voir la fin…car nous repartons déjà. Stéphanie a tenu Benjamin dans ses bras (petit bout d’un mois), grand moment d’affection.
Nous prenons congé de monsieur Paul qui nous remercie encore une fois avec force de sourire, de bonne humeur et de joie de vivre ! Grande leçon de vie et de générosité!…

Que faire après un moment si poignant ? Adrien nous explique que 20 sacs de riz coûtent 300 euros et que l’alimentation d’un nourrisson comme Benjamin (lait maternisé) coûte 300 euros pour un an.
Dans l’immédiat, l’association débloque des fonds en vue d’aider REMAR-NIGER et nous engageons une réflexion en vue d’actions à plus long terme.
Ça a été difficile de passer en voiture et motos avec les malles pleines de jouets, médicaments et fournitures scolaires ;mais une des solutions est de récolter des fonds financiers pour pouvoir acheter sur place les choses dont les enfants ont vraiment besoin par rapport à leur vie. C’est plus facile de passer 3000 euros en liquide que des caisses de médocs et autres !

Nous rentrons à KANAZI shootés d’émotions et heureux de ces merveilleuses rencontres.

quelques precisions

Petites précisions.
Nous pouvons maintenant vous expliquer notre arrivée a Niamey le vendredi 06 février.
Nous ne pouvions pas avant car nos familles aurait pu s’inquiéter et il nous fallait un peu de temps pour que tous redevienne normal et que l’on fasse le nécessaire.
La première étape a Niamey a 17 h a été la clinique KABA, clinique familiale que gère la belle-sœur de Philippe en tant que médecin .C’est une des meilleures clinique de la ville avec une très bonne réputation.
Philippe avait passer 3 jours avec 40 de fièvre et n’était pas très brillant de santé.
Nous avions des antibiotiques avec nous et avait commencer un traitement mais son état ne s’amélioré pas très vite.
Des son arrivée ,Il est pris en charge par le personnel de cet établissement et est choyé comme un prince.
Apres une consultation par un urgentiste de garde , le diagnostic tombe immédiatement =>pneumonie + sinusite ,le médecin lui prescrit un aérosol qu’il fait de suite en clinique et une ordonnance pour sa pathologie .il en ressort en meilleure forme .
Le samedi c’est a mon tour de donner des signes de faiblesse .
Je fais des chutes de tension et je ne peux me déplacer car un pied me fais très mal .
En début de semaine les copains m’amènent aussi a la clinique KABA on je suis reçu par une équipe très sympathique et très professionnelles .dans la minute qui suit ,je suis reçu par un médecin généraliste et après diagnostic me dirige vers le cardiologue .après 6000 km de moto en 11 jours je suis très fatiguer et ayant une mauvaise circulation sanguine ,la position sur la moto n’a rien arranger d’ou cette douleur sur un pied .il me propose une petite hospitalisation de 2 ou 3h avec perfusion.
N’ayant pas le choix c’est parti !!!
Je sortirai de cette clinique avec un petit traitement et une pêche d’enfer .
Je remercie tout le personnel de cette clinique pour son efficacité et sa gentillesse .
2 jour plus tard l’équipe des baroudeurs a retrouvé sa forme athlétique et repart a la découverte de l’Afrique grâce au professionnalisme de l’équipe de la clinique KABA

samedi 14 fevrier
















Samedi 12 février

Stéphanie part avec Roger et prend la main afin d’effectuer les réservations pour une excursion avec bivouac dans le parc national du W.
Pendant ce temps les garçons établissent le programme du retour (itinéraire, haltes, visites…).
A midi, Wali, le cuisinier, nous prépare un capitaine en sauce (encore une nouvelle !) avec de la pâte de maïs (curieux).
Nous partons tous après le repas pour Niamey. Phil et Tophe sont lâchés à l’entrée de la ville pour un reportage photos tandis qu’Alain et Steph se dirigent vers un grand hôtel (le GAWE) pour faire un plongeons dans la piscine. L’hôtel offrant une connexion Internet, nous décidons de continuer l’alimentation du blog.
Ceci étant fait (à vitesse multi réduite), nous rattrapons Tophe et Phil chez Claudette pour rentrer sur Kanazi et manger un riz et du poulet « mafé » (sauce cacahouète) ; un régal !
Personne ne s’est fait prié pour aller se coucher !

vendredi 13 fevrier












Vendredi 13 février
Réveil 6h 30 pour un départ à 7h30 après le petit déj….que nous n ‘avons pas pris car cuisto endormi !!
Le rendez-vous était pris à 8h3 à Niamey pour une visite aux girafes.
Après quelques pérégrinations, le départ se fait à 9h…
Arrivés sur les lieux, nous prenons un guide qui nous explique que ce sont les derniers troupeaux de girafes à l’état sauvage d’Afrique de l’ouest.
Il nous explique que suite au braconnage et aux pratiques vaudous, l’état du Niger a mis en place ce programme de protection. Nous embarquons le guide à bord de la voiture et partons à la recherche des dernières girafes.
Nous roulons sur les pistes en suivant les indications du guide pendant une trentaine de minutes quand nous croisons un grand mâle : deux cornes épaisses, une bosse prononcée en haut du coup et de plus grande taille que les femelles.
Le recoupement d’informations avec un autre guide, nous amène à un troupeau de 4 femelles, puis à un autre de 5 femelles et 3 girafons.
Ce sot des animaux tranquilles, majestueux et indolents. Leur course est gracieuse. Le guide nous a souvent dit « avec les girafes on ne sait pas qui regarde qui ».

Le moment est venu de quitter les girafes car nous sommes attendus à Niamey pour manger dans un « maquis » avec Christian et Françoise. Un « maquis » est un restaurant typique, l’appellation vient de Côte d’Ivoire. Les plats défilent devant nous c’est une explosion de saveurs. Apéro avec patates douces et bananes frites (aloco). Capitaine en sauce, queue de bœuf à la sauce pistache, sauce à l’aubergine avec des pâte de manioc et de banane planta.

Après ce repas de découverte, nous nous séparons : Tophe et Françoise vont faire les magasins, Phil amène Simon, Samuel et Félix à un mach de Basket-ball, Alain et Stéphanie vont au cyber café du centre culturel français, suite à une panne d’électricité ils vont aussi faire des emplettes au petit marché pendant que Didier prépare ses bagages.

Nous nous retrouvons en fin de journée chez Claudette et Christian pour déguster un cochon de lait. HUUUUUMMMMMMM !
La soirée se passe merveilleusement bien, nous sommes en famille.Vient le moment de dire aurevoir à Didier qui s’en va pour l’aéroport avec Phi. Son avion doit décollé à 1h30, mais ne décolle qu’à 5h !! C’est ça l’Afrique. !!

mercredi 18 février 2009

jeudi 12 fevrier

Jeudi 12 février
Après le petit déjeuner, destination le petit marché pour Didier et Stéphanie guidés par Philippe. Visite des étals de poissons, viandes (heureusement que les services d’hygiène ne sont pas présents ici !!!) et épices.
Retour pour manger un poulet « yassa » à Kanazi.
Tophe et Alain font la vidange de leur moto.
Suite à un problème familial, Didier doit repartir le plus tôt possible en France en avion. Nous effectuons donc la réservation pour son retour ainsi que les formalités pour le rapatriement de la voiture par les autres baroudeurs.
L’organisation du retour est chamboulée et Alain perd son compagnon de chambrée.
Le soir, chez Marie la sœur aînée de Françoise, nous sommes accueillis à bras ouverts pour un méchoui farci à la semoule et aux grains de raisins ainsi qu’un « francassou » (tripes à la tomate et au piment).
Moment très convivial !

mercredi 11 fevrier
















Mercredi 11 février
Matinée au marché local de Boubon : village à côté de Kanazi, le long du fleuve Niger.
Les habitants des villages alentours viennent à pied ou en pirogue vendre leurs épices, légumes, nattes, pagnes, bestiaux (mouton, bœuf, pintade, poule) ; ils font même monter les animaux (vivants !) dans les pirogues !
Des concessions bien délimitées et organisées (avec des nattes protectrices soutenues par des piquets de bois) constituent ce marché typique de la région des bords de fleuve.
Les commerçants ne nous harcèlent pas ils ne nous abordent que lorsque nous consacrons quelque intérêt à leur marchandise. Les enfants manifestent de l’intérêt à notre égard et peuvent nous suivre et nous regarder pendant de longs moments.
C’est un monde très différent, aux antipodes de notre mode de fonctionnement, chacun de nous possède ses codes et mieux vaut les connaître pour bien évoluer dans le pays et ne pas commettre d’impairs auprès de la population.

Stéphanie et Didier sont invités par un piroguier à traverser le Niger pour assister à une fête locale se déroulant au village de Kanazi se situant sur l’île en face du camp : course de pirogue et démonstration de lutte.
Après le souper une petite partie de belote s’improvise.