lundi 23 février 2009

samedi 21 fevrier
















Samedi 21 Février

Nous débutons cette journée par une révision complète des véhicules, la piste a laissé quelques traces. Nous resserrons, redressons, huilons, graissons, remplaçons des boulons perdus lors de cette journée un peu éprouvante. Une fois les remises en états terminés nous reprenons la route direction Djenné, à 140 Km au nord-est de San. La route est goudronné, oh joie , sauf un tronçon d’environ 100 mètre, cette facilité passée, nous arrivons au bac. En effet la ville se trouve au milieu d’un des bras du fleuve Niger, dans ce qui s’appelle le delta du Niger, région verdoyante ou l’on découvre des cultures abondantes et des troupeau de bovins et d’ovins en grande quantité. Cela contraste avec les zones quasi désertique qui nous ont accompagné, tout au long de la route, jusqu'à ce havre.
La prise du bac reste folklorique, nous sommes assaillies par les vendeurs à la sauvette, et les guides plus ou moins officiels. Le bac arrive , et afin de décrire au mieux, remémorez vous les barges de débarquement des films de guerre, le jour le plus long par exemple, ou le soldat ryan, les canons les balles et tout le reste en moins bien sur, les maliens sont des gens très accueillants et très gentils.
Pour le débarquement de l’autre coté du fleuve, même effort d’imagination, et toujours les vendeurs.
Nous suivons les derniers kilomètres de bitume qui nous mènent à djenné. Nous avons franchis un fleuve et le temps. Nous nous trouvons, face à une ville tout en banco, pas un seul bâtiment en ciment, une merveille. Nous sinuons dans les rues de la ville, étroites, et au détour d’un virage apparaît la place et face à la place la grande mosquée de Djenné, le spectacle est à couper le souffle. Un jeune homme nous accoste et nous mène vers l’auberge dans laquelle nous souhaitions résider «chez Baba ». Il s’avèrera que ce jeune homme est un guide officiel, après discussion et palabre, nous louerons ces services.
La visite de Djenné durera 2h00, notre guide est un puit de culture, sa visite fourmille d’anecdote, de référence historique, de détails, bref les deux heures passent sans que nous nous en apercevions.
L’atmosphère de cette ville est prenante, les ruelles sont étroites, les maisons en banco d’architecture, soudanaise, marocaine, tout couleur, entretiennent cette impression d’ intemporalité, évidemment nous croisons dans les rues des scooter, les habitants ont des téléphones portables, mais cela ne trouble en rien ce sentiment d’être hors du temps.
Nous rentrons pour nous restaurer, et profiterons de la soirée pour faire une promenade nocturne dans les rues de la ville ou l’éclairage public est très limité, voir inexistant. Nous chercherons à tâtons notre chemin avant progressivement, de nous habituer a l’obscurité, magique. Après cette balade, au dodo, des images, des odeurs, des visages pleins la tête….

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